THE GOLDEN GATE QUARTET

  • THE GOLDEN GATE QUARTET The American Legend

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    Vendredi 12 Avril 2013 à 20:30
    Salle Carthage 1 – Carthage Thalasso
    zone a: 40 dt zone b: 25 dt zone c: 15 dt
    *Les billets étudiants (Zone C) sont en vente exclusivement aux guichets
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    Salle Carthage 1 – Carthage Thalasso
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    *Les billets étudiants (Zone C) sont en vente exclusivement aux guichets
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    Vendredi 12 Avril 2013 à 20:30
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Galerie Photo:

THE GOLDEN GATE QUARTET
Depuis 1934...
 

Paul BREMBLY
Frank DAVIS
Terry FRANCOIS
Timothy RILEY
THE GOLDEN GATE QUARTET est accompagné sur scène par un trio composé de :

  • Daniel PINES (piano)
  • Joël ROCHER (basse)
  • Pascal RIOU (batterie)
     

HISTOIRE D’UN GROUPE DE LEGENDE


1934
Quatre étudiants du collège Booker T. WASHINGTON (Virginie), Willie Johnson (baryton), William Langford (ténor), Henry Owens (deuxième ténor) et Orlandus Wilson (basse), unis par la même passion de la musique, créent un quartet, le Golden Gate Jubilee Singers...

Issus de familles très pieuses, les quatre jeunes gens participent depuis leur enfance au « chœur junior » de leur église, puis aux « clubs de l’allégresse »... un style musical qu’ils adaptent et codifient, harmonisant au goût du jour les phrases éparses de vieux chants traditionnels. Le « Gate’s style » est ainsi né de l’interprétation de textes restituant l’atmosphère de drames vécus par le peuple noir.
 

1935
Dès sa constitution, le groupe se produit dans les églises, chante sur les chaînes de radios locales, adoptant certaines des prouesses vocales des Mills Brothers telles que l’imitation par la voix des instruments de musique. Sans nier l’influence des Mills Brothers sur le Golden Gate Jubilee Singers, certains titres – tel le stupéfiant « Massa’s in the cold, cold ground » - démontrent que, nourris du style de leurs aînés, ils l’ont déjà amélioré en ajoutant leur propre originalité : la mise en musique et en chanson d’une histoire vécue.

1936
Période déterminante dans la carrière du groupe, qu’Orlandus Wilson n’a pas oubliée : « Dès notre arrivée à Columbia - Capitale de la Caroline du Sud - nous avons proposé au responsable de la radion locale de chanter en direct sur les ondes. Etonné par la proposition de chanteurs inconnus, il nous a cependant fait confiance. Dès la fin des informations en cours, il nous a donné dix minutes pour chanter trois ou quatre titres. La réaction des auditeurs fut immédiate. On appelait en nombre pour connaître le nom du groupe. Tout aussi enthousiaste, le responsable de la radio nous propose alors d’animer dès la semaine suivante, une tranche horaire quotidienne, 5 jours par semaine. ». Ce tremplin offert par WIS radio, Caroline du Sud, développe rapidement la notoriété du Golden Gate Jubilee Singers. Les propositions de concerts dans les églises se multiplient accroissant par la même occasion l’opposition de certains pasteurs à ce style d’interprétation jugé trop excentrique, trop rythmé, malgré son caractère religieux et sa richesse de sonorités.

1937
La maison des disques Victor, pour son label Bluebird, recherche de nouveaux talents et le 14 août, le groupe enregistre quatorze titres en moins de deux heures...

1938

Ce disque et les suivants remportent un tel succès que l’originalité et le talent du groupe attirent rapidement l’attention du célèbre critique de jazz John Hammond également producteur d’une série de concerts « Spirituals to swing ». Séduit par le naturel avec lequel la musique du Golden Gate Jubilee Singers a bâti un pont entre les concerts traditionnels en églises et le swing, il invite le groupe à se produire le 23 décembre 1938 au Carnegie Hall.

Benny Goodman, Lionel Hampton, Joe Turner, Sydney Bechet, etc... ils sont tous là pour écouter le Golden Gate Jubilee Singers interpréter entre autres « Golden Gate gospel train » et « I am on my way ». Ce succès fait boule de neige et le très mondain Barney Josephson, directeur du « Café Society » les programme, sur la recommandation de John Hammond.

Avec la première apparition du Golden Gate Jubilee Singers sur cette scène new-yorkaise, le 27 décembre 1938 c’est le negro-spiritual qui fait son entrée au cabaret... une entrée remarquée, qui provoque l’enthousiasme de ce public « branché » et suscite immédiatement une proposition d’engagement d’un directeur de CBS, pour sa firme Columbia Broadcasting.
 

1939
Témoignant de l’humour particulier et de la folie de l’époque, RCA demande au groupe de participer sous le nom de « The four chocolate bars » (quatre barres de chocolats !) à une séance d’enregistrement « pop ». Dieu merci, le bon goût reprendra le dessus avant l’impression des pochettes de disques qui sortiront avec la mention Golden Gate Jubilee Singers.Cette même année, Clyde Riddick intègre le groupe, à 26 ans, en qualité de ténor, et en remplacement de William Langford qui devait disparaître en 1970. Le quartet provoque un véritable enthousiasme du public américain, sensible à ce style de negro-spiritual différent du gospel par ses arrangements rythmés bibliques, chaque titre reproduisant le même schéma : l’un des membres du groupe effectue en soliste la narration du thème, accompagné sur une base rythmique par les trois autres voix harmonisées. Contrairement au gospel qui laisse chaque voix libre d’improviser et de se détacher à son gré de l’ensemble, les negro-spirituals respectent des arrangements structurés... un style auquel le groupe aime ajouter parfois l’interprétation de folksongs et des musiques populaires.


1940 - 1941
La maison de disques CBS suggère aux chanteurs de modifier le nom du groupe qui devient alors le Golden Gate Quartet et enregistre un 78 tours sur lequel figure « Joshua fit the battle of Jericho », un titre qui reste encore à ce jour l’un des points d’orgue de leur répertoire. Ce premier grand succès, aujourd’hui mythique, en précède bien d’autres devenus tout aussi célèbres : « Swing down Chariot », « Nobody knows the trouble I’ve seen »,  Sometimes I feel like a motherlesschild ».

Le groupe prête son concours aux cérémonies d’investiture du président Franklin Delano Roosevelt. L’événement était d’importance, car pour la première fois un groupe noir était « autorisé » à chanter au « Constitution Hall », en plein bastion sudiste du racisme. Ce précédent heureux sera suivi par plusieurs prestations du Golden Gate Quartet à la « Maison Blanche » au même programme que Douglas Fairbanks Jr, Mickey Rooney et Charlie Chaplin.
Année faste pour le groupe, c’est en 1941 que le Golden Gate Quartet :

  • Enregistre son premier disque chez Columbia,
  • Effectue sa 1ère tournée hors USA, en qualité d’invité personnel du gouverneur de Mexico,
  • Tourne à Hollywood son premier film pour la Paramount « Star-Spangled Rhythm
     

1942 - 1943
La carrière cinématographique du Golden Gate Quartet se poursuit avec le tournage de trois films dans lesquels le groupe joue son propre rôle dans : « Hit Parade », pour Republic Studio, « Hollywood Canteen » et « Bring on the girls ».


1944 - 1946
Malgré la guerre mondiale, les radiodiffusions et les prestations sur scène se succèdent. Deux membres du groupe - le baryton Willie Johnson en 1943 et Orlandus Wilson en 1944 - sont mobilisés jusqu’en 1946 dans les forces armées de la marine. Clyde Riddick devient alors leader d’un quartet qui doit s’adapter aux circonstances : Willie Johnson est remplacé pendant quelques temps par la baryton Joe Johnson qui crée à son tour son propre  groupe « The Trumpeteers ». Alton Bardley le remplace jusqu’à la fin de la guerre. Clifford Givens – qui chantait dans le groupe « Southern songs » créé par l’ex-membre de Golden Gate, William Langford- remplace Orlandus Wilson. Avec le retour de Willie Johnson et d’Orlandus Wilson, le groupe retrouve sa composition d’avant-guerre.


1947 - 1948
En 1947 le groupe enregistre « Shadrack », un titre depuis plus de cinquante ans, reste encore l’un des points forts de son répertoire. Au printemps 1948, Willie Johnson (baryton et narrateur), quitte définitivement le groupe pour devenir le leader des « Jubalaires », une formation créée en 1943. Il est remplacé par Orville Brooks. Avec Dany Kay en vedette, le Golden Gate Quartet tourne « A song is born », en français « Fa dièse et si bémol ». Benny Goodman, Lionel Hampton, Mel Powell et Louis Armstrong sont également à l’affiche de cette « production fantastique consacrée au jazz » produite par Sam Goldwin.

Cette même année, le Golden Gate Quartet entre chez Mercury, où, sous le label « pop » Mercury et sous la direction artistique du célèbre Bobby Shad, le groupe enregistre deux disques. La plus grande partie des enregistrements suivants sera éditée dans la série « 8000 Rhythm and Blues ».
 

1949 - 1951

C’est une période mythique pour la musique de jazz en général et pour le Golden Gate Quartet en particulier : le groupe travaille au théâtre Paramount avec l’orchestre de Duke Ellington et chaque fois que le quartet se produit à Nashville ou à Memphis, un adolescent, guitare sur le dos, vient les entendre en concert et leur parler en coulisses. Devenu célèbre quelques années après, Elvis Presley conservera intacte sa passion de jeunesse pour le style du Golden Gate Quartet.
Le second ténor Henry Owens, membre d’origine du groupe, quitte l’ensemble pour devenir prédicateur et chanteur solo. Il est remplacé par Alton Bradley.

Henry Owens devait disparaître en 1970.
 

1952 – 1953
Alton Bradley est remplacé par l’un des membres des « Larks », Eugène Mumford. Le rock’n’roll déferle sur l’Amérique. Les concerts se font momentanément plus rares. Un nouveau 33 tours sort cependant en 1952.

1954 - 1955
Années de mutation et de voyages, ces deux ans seront marqués par la première tournée canadienne du groupe, de nouvelles tournées aux U.S.A. et un premier engagement français à l’Olympia de Paris (1955)... un contrat de trois semaines à la suite duquel le groupe effectuera chaque année une tournée européenne.

Eugène Mumford quitte le Golden Gate Quartet et Orvile Brooks rejoint « The Valiants » pour donner un nouveau départ aux « Larks ». Tous les deux sont respectivement par Clyde Wright qui, à 26 ans, vient de quitter les « Selah Jubilee Singers » et par Franck Todd qui sera remplacé à son tour par Caleb Ginyard.


1956
Le Golden Gate Quartet effectue en Suède une tournée de 13 semaines, avant de conquérir à leur tour les publics anglais et écossais. C’est une période pendant laquelle les enregistrements se succèdent à un rythme accéléré, en alternance avec les galas européens...continent sur lequel leur notoriété ne cesse de croître.


1957
Les chansons du groupe prônant la paix et la fraternité enthousiasment les troupes de l’O.N.U. stationnés à Gaza. Même succès en Scandinavie, où le groupe chante pour la deuxième fois.


1958
L’audience du Golden Gate Quartet s’étend aux pays d’Orient, et grâce au département d’Etat Américain –l’A.N.T.A. qui patronne un vaste programme culturel –le groupe effectue une tournée de six mois et demi, organisée –de la Grèce au Japon- dans 28 pays différents.


1959 - 1961
Pour remplir un engagement de deux ans signé avec le Casino de Paris, le groupe s’installe en France. En permission à Paris, Elvis Presley vient les applaudir dans la revue de Line Renaud « Plaisirs ». Entre américains à Paris ils feront ensuite le bœuf dans la loge de Line Renaud jusqu’à 6 h du matin avec la guitare de Loulou Gasté. Aucun enregistrement, aucune photo ne rappelle cette soirée qui reste cependant gravée au fond des cœurs.


1962
Le département d’état américain A.N.T.A. organise une nouvelle tournée, grâce à laquelle le Golden Gate Quartet visite 26 pas africains en six mois, avant de revenir en Europe pour sa tournée annuelle. La Popularité internationale du groupe est alors immense... Un succès croissant, probablement dû au style si personnel de ce quartet qui chante « Dieu » selon un style où les voix - longtemps uniquement a capella - sont progressivement accompagnées par un guitariste, puis par une formation piano-basse- batterie.


1963-1964
Le groupe effectue une très grande tournée à travers la France, la Principauté de Monaco, la Belgique, Israël, l’Allemagne Fédérale et visite pour la première fois la Suisse. Tournée au Japon durant 6 mois.

A l’occasion d’une tournée yougoslave, le Golden Gate Quartet donne à Belgrade un concert au bénéfice des victimes du tremblement de terre de Skopje. Concert avec Jacques Brel en France et en Belgique.


1965
Les tournées en Suisse, Autriche et Allemagne Fédérale se poursuivent. Le public étudiant français réserve au groupe un accueil spontané et chaleureux. C’est également l’année de la tournée avec Gilbert Bécaud.


1966-1967
Tournées en Hongrie, en Espagne, en Israël ainsi qu’en Allemagne où ils retournent tous les ans.


1968
Pour apporter son concours à la campagne contre faim, le groupe enregistre la chanson de Gilbert Bécaud : « Le Bâteau miracle ». Et les tournées se poursuivent toujours, les conduisant cette fois-ci des chaleurs d’Afrique du Nord, aux hivers polaires de Norvège. Premiers concerts en Hollande.


1969
Au retour d’une longue tournée africaine, le groupe fait une halte à Paris pour chanter au Palais des Sports avec Jean Ferrat.


1970
Pour la première fois, le Golden Gate Quartet donne un concert de spirituals dans le monastère Autrichien de Melk et poursuit ses tournées internationales en France, Allemagne, Portugal, Iran, Japon, Philippines et Thaïlande.

1971
A la faveur du départ de Caleb Ginyard et de Clyde Wright, le Golden Gate recrute deux spécialistes du chant religieux : Calvin Williams, membre depuis de longues années de deux formations réputées, les « Four Deep Tones » et les « High Liters » et le jeune Paul Brembly âgé de 21 ans. Grand neveu d’Orlandus Wilson, baryton membre des chœurs d’églises et de groupes religieux américains, Paul fait ses premiers pas de « Golden Boy » à l’occasion d’un millésime du groupe particulièrement réussi : en alternance avec les étapes d’une tournée mondiale, le Golden Gate consacre dix mois à sa promotion télé et aux enregistrements de disques...Un programme marathon qui n’exclut ni les répétitions, ni le retour aux sources de leur inspiration : les Etats-Unis.

1972
A une époque où peu d’artistes avaient l’occasion de se produire en Allemagne de l’est, la télévision consacre son show de Noël au Golden Gate, permettant ainsi au groupe de s’implanter mieux encore dans une Europe qui les réclame toujours plus.


1973 - 1979
A l’occasion d’une de ses tournées françaises, Orlandus Wilson rencontre Christian Chartier qui deviendra vingt ans plus tard le producteur exclusif du groupe. Pendant cette période, les membres du quartet enregistrent un disque par an et quittent –en 1979- la firme internationale EMI pour Ibach. Le succès les attire aux quatre coins du globe avec, pour la première fois un gala aux caraïbes et l’hommage d’une chanson titrée du nom du groupe : passionné par les voix et par les rythmes noirs, Michel Jonasz compose « Golden Gate »... l’hommage d’un chanteur sans concession à ceux qu’il s’est donné comme modèles.


1980 - 1982
L’enregistrement d’un double disque « Jubilee », marque les vingt-cinq ans de présence du groupe en Europe... Un véritable miracle artistique, sans rapport avec leur engagement à Lourdes l’année suivante : le 18 juillet 1981, le Golden Gate se produit devant les 2500 personnes qui ont pris place dans la basilique. Plus de 20000 fidèles qui n’ont pu entrer, assistent au concert depuis le parvis où il est retransmis. Cette ambiance exceptionnelle, ce public qui chantait et tapait dans ses mains... sont demeurés dans la mémoire du groupe comme l’un des concerts les plus émouvants et prestigieux de sa longue carrière.


1983
En France, l’Académie du Jazz décerne au Golden Gate Quartet le « Grand Prix Gospel Mahalia Jackson »... une reconnaissance de la profession pour ces artistes toujours demeurés en marge des styles traditionnels.


1984
Le Golden Gate Quartet a cinquante ans ! A la demande du groupe, et en accord avec Albert Tavel, l’agence Artistic Organisation réalise l’une des plus importantes tournées de concerts jamais mise en place à ce jour, tant en jazz qu’en variétés. Le Golden Gate Quartet laisse au public des 200 villes programmées, le soin de souffler pour lui les cinquante bougies d’une carrière remarquable.


1985
Finis les vinyls aux pochettes encombrantes...le meilleur du Golden Gate Quartet se grave sur un CD qui devient rapidement l’une des plus grosses ventes en jazz traditionnel. Retour du ténor « prodigue » : délaissant une carrière solo pour rejoindre sa famille musicale, Clyde Wright reprend sa place dans le groupe. Il remplace Calvin Williams, devenu membre d’une autre formation aux Etats-Unis.


1986 - 1989
Trois années essentiellement marquées par la sortie de nouveaux enregistrements en disques, cassettes et CD. Le groupe participe au Festival de Bonifacio et chante sur la scène parisienne de l’Espace Cardin.


1990 - 1993
C’est une grande année pour le Golden Gate Quartet qui effectue une tournée en Europe et en Afrique. A Bordeaux, devant plus de 100000 personnes, le Golden Gate Quartet et 200 chanteurs, donnent un concert exceptionnel pour saluer la seule escale française de la Cutty Sark. Ce spectacle sera donné à nouveau en tournée avec la participation de 50 à 200 choristes de Chœurs de France, sous la direction de Jean-Claude OUDOT. Retour au Casino de Paris pour une série de concerts puis Salle Pleyel et plusieurs tournées européennes.


1994
C’est l’événement !
Le Golden Gate Quartet a 60 ans et Orlandus Wilson demande à Christian Chartier (Artistic Organisation) de renouveler la performance de 1984, année du cinquantenaire. En prélude à cette tournée anniversaire comptant pus de 180 concerts, le Midem rend un hommage aux quatre chanteurs. Le groupe est invité dans de nombreuses émissions de radio et de télévision (dont un « Taratata spécial Golden Gate ») et les USA décernent un trophée à ces ambassadeurs américains des negro-spirituals. Un disque « Happy Birthday Golden Gate » marque l’événement et donne le coup d’envoi de la tournée internationale du soixantenaire. Débutée Salle Pleyel, dans le cadre prestigieux de cette salle de concert au fronton de laquelle les plus grands noms du spectacle ont écrit le leur.


1995 - 1996
Le groupe prend un nouvel essor. Clyde Riddick se retire doucement à 82 ans, sa silhouette élancée et son sourire emprunt de bonté resteront l’un des symboles du quartet. Clyde Wright reprend sa carrière en solo. Frank Davis et Charles West, deux fabuleux ténors prennent aussitôt les places de leurs
célèbres aînés. Et la belle histoire continue sur les quelques 200 scènes du monde qui vont les accueillir d’octobre 1995 à décembre 1997.


1997
Tournée en France mais aussi en Espagne et au Portugal. Vingt six concerts en Allemagne et en Autriche.
Pour compléter son équipe, C.C.C. Records confie à Pierre Gilbert qui dirige la jeune société M.S.I., la distribution pour le monde entier des disques du Golden Gate Quartet. Le premier album avec pour titre leader « He walks and he talks like no other » enregistré au studio Orlandus de Michel Del Campo, est considéré comme l’un des meilleurs enregistrements du groupe.


1998
En juin le groupe marque une pause : son leader Orlandus Wilson est malade. Il pense cependant à « transmettre » le flambeau à Terry Francis qui devient chanteur basse du Golden Gate Quartet.
Après avoir pendant plusieurs semaines travaillé le répertoire du groupe sous la direction de son créateur, Terry intègre en octobre ce quartet mythique.

D’octobre à décembre, 40 concerts sont donnés en Europe...une année bien remplie, dont le dernier concert est prévu le 31 décembre à Mérignac, près de Bordeaux. A l’heure où le train du Golden Gate Quartet entre en gare de Bordeaux, la nouvelle de la mort d’Orlandus Wilson tombe sur les télescripteurs mondiaux de l’Agence France Presse. Son décès, intervenu dans la nuit à l’Hôpital Américain, fait de Paul Brembly le successeur naturel de son oncle Orlandus.
Jamais les paroles de l’un des negro-spirituals chantés en concert par le groupe n’ont été autant de circonstance. Paraphrasant « The End of my journey » (« la fin de mon voyage »), Orlandus Wilson aurait pu chanter une dernière fois « ...ayant accompli ma tâche du mieux que j’ai pu, je pourrais conclure ma vie en disant : j’ai fait tout mon possible ».


1999
Avec une série de concerts dédiés à son leader disparu, le groupe poursuit sa carrière sous la direction artistique de Paul Brembly. Membre du Golden Gate Quartet depuis 29 ans, ce baryton a l’expérience et les qualités requises pour assurer la cohésion du groupe et perpétuer l’héritage artistique et spirituel d’Orlandus Wilson. Sortie d’un splendide coffret de quatre CD rassemblant 58 titres accompagnés d’un livret retraçant l’histoire du groupe année par année avec de nombreuses photos inédites.

2000
Clyde Wright revient une nouvelle fois dans legroupe. Il sera à l’avenir le co-leader avec Paul Brembly du Golden Gate Quartet. Ils vont durant de longs mois revisiter le répertoire, travailler les arrangements, mettre en place de nouveaux titres, en un mot composer un nouveau spectacle.


2001- 2002
Entre les concerts donnés aux quatre coins de l’Europe, Le Golden Gate Quartet enregistre 12 titres aux Etats-Unis. « Made in Raleigh »


2003
Le groupe réduit le nombre de ses concerts pour se consacrer à deux objectifs essentiels, la sortie en fin d’année du CD « The Golden Gate Quartet & the good book » que Patrick FREMEAUX demande au groupe d’enregistrer, et la mise en place du nouveau spectacle dont une partie sera donnée à capella pour revenir aux origines traditionnelles.


2004
C’est l’anniversaire ! 70 ans d’existence pour perpétuer la légende unique d’un groupe qui malgré le temps et les modes, reste n°1 dans le cœur du public.


2005 - 2009
La tournée anniversaire se poursuivra aux quatre coins du monde


2009
Le 20 janvier lors de l'investiture du président Barak Obama, ils reprennent en duplex depuis Paris, l'hymne américain sur la chaine CNN.



 

2010
Année marqué par la sortie le 7 octobre de l’Album « INCREDIBLE »

Enregistré au Studio Ferber. Un Opus à la croisée des grands classiques éternels et des surprises de la modernité qui fait toute la différence .Après avoir contribué à faire le lien  entre l’âge des spirituals et l’ère du gospel, après avoir annoncé la révolution hip-hop grâce aux longs monologues, ancêtres du rap, qui caractérisent son répertoire depuis des décennies, le Quartet aura démontré que la modernité de son art, à l’écart des modes, était le fruit d’un état d’esprit inaltérable. Cet album gorgé de soul en est certainement la meilleure preuve.

 


Le 20 octobre 2010 sortie aux Éditions Flammarion de : « Oh happy days » la saga du Golden Gate Quartet. Ecrit par Philippe Legrand, Directeur de la Communication de Paris Match.
 

 

 

2011
Clyde Wright et Tony Gordon quittent le groupe.
Un groupe légendaire ne peut traverser le temps ni braver les modes sans quelques mouvances mais le style, le son et l’esprit des « Gate’s »  ’emportent toujours sur les individus et leur personnalité. Paul Brembly pilier du groupe depuis 1971, leader des Gates depuis la mort d’orlandus Wilson assure à présent seul le management du groupe. Il veillera à ce que le quartet reste irrémédiablement fidèle à la vision artistique novatrice qu’il s’était fixée à ses débuts.


2012
Terry François, recruté par Orlandus Wilson en 1998 reprend sa place dans le groupe en remplacement d’Anthony Gordon. Timoty Riley natif du Milwaukee, nominé au Grammy Award, succède à Clyde Wright.
C’est pour lui un grand honneur et une consécration de faire désormais partie du mythique GOLDEN GATE QUARTET.


D’autres changements interviendront sans doute dans le groupe au fil des jours, au gré du temps, mais son répertoire intemporel permettra au Golden Gate Quartet de poursuivre la route tracée par l’éternelle jeunesse du jazz.